octobre 20, 2008...9:21

Episode 91 : back home (keskecébon)

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Allez, moi aussi je me fends de mon petit compte-rendu…

Comme c’était à prévoir, j’ai eu beaucoup de mal avec Aix. Pas la ville, qui est charmante. C’est juste que trop de gens, trop de discussions sur la pluie et le beau temps, l’impression de ne rien faire, d’attendre beaucoup, les interminables prises de décisions en groupe avec argumentations qui n’en finissent pas (ou k’c'est qu’on mange ? quel débat on va voir ? on rentre à pieds ou en voiture ? on va en boite ou à l’hôtel ?…). Plus le temps passe et plus j’ai l’impression d’avoir des tendances asociales voire agoraphobes.

Et puis, je suis timide. Première soirée, rupture de champ’ après la première flûte. Le blanc et le rouge (cuvée spéciale scénaristes en série mon c**, une vraie piquette oui !) sont vraiment dégueu, je me finis au jus d’orange. Difficile d’entamer une discussion avec des presque inconnus dans mon état normal, alors les complètement inconnus je vous raconte pas ! Quant aux connus, ils ont été plus malins niveau champagne, et ils circulent allègrement dans la foule. Je me sens seule. Deuxième soir, j’anticipe mieux l’alcool, et je consens même à boire du rouge (sans doute parce que j’ai bu trop de champagne avant, ce qui a inhibé mes papilles – j’me la pète connaisseuse et alors ?), et je me finis à la vodka pomme mais ça tourne même pas en rentrant. J’ai l’occasion de voir des personnes que j’avais ratées depuis le début du festival, et ça me remonte le moral. J’ai même envisagé quelques minutes d’aller shaker mon booty sur le dancefloor mais non. Les vieux avec qui je traine veulent rentrer à l’hôtel. A cause que y’a Ruquier à la télé… Quelle fatigue !

Et j’en arrive aux débats… J’imagine qu’il y a des comptes rendus plus neutres et objectifs sur le net alors je ne vais pas aller dans ce sens, j’en serais d’ailleurs bien incapable tellement j’ai rien retenu ! La seule info de valeur que j’ai apprise était qu’un producteur, au moment de signer un contrat, n’a pas le droit de donner une répartition des droits de dif’. Enfin, ils ont le droit si ça leur fait plaisir, mais ça n’a aucune valeur juridique, seul compte l’arrangement gré à gré entre auteurs au moment de signer la feuille-bleue-qui-n’est-pas-bleue. C’est quand même bon à savoir…

Sinon, j’ai appris aussi que la rupture entre les générations de scénaristes était énorme, un vrai gap culturel, que le 52′ c’était nul, qu’on ne pouvait mettre de 2nd degré que dans du 90′ (??), et que ça fait bien marrer d’entendre des vieux scénaristes installés qui ne galèrent pas pour trouver du boulot nous dire que c’est la crise et nous raconter comment c’était mieux avant (cf. ici), et comment ils sont bien plus virulents et engagés quand on parle de sous et qu’on envisage la possibilité de leur en prendre, pour le donner aux autres qui ont quand même le droit d’en avoir vu qu’ils ont aussi travaillé (je sais, c’est un point de vue hyper engagé, je viens d’inscrire moi-même mon nom sur la liste noire des jeunes scénaristes à éradiquer).

Gros ras le bol sur le chemin du retour d’avoir entendu tout le we parler de scénario. Je me demande si ça fait ça aux médecins ou aux universitaires quand ils se retrouvent entre eux pour des conventions. J’ai envie de relire David Lodge, tiens. J’ai quand même commencé à avoir des idées de pitchs pour Graine de Maire dans le train du retour, le we n’aura pas été infructueux.

Bon, en vrai je me suis malgré tout bien amusée, et ça m’a fait plaisir de croiser mes potes scénaristes et producteurs, et de voir pour de vrai Melle Plume, Z’amour et Maman Grenouille, ainsi que d’autres blogueurs et commentateurs habitués de la maison.

Je crois que j’y retournerai l’année prochaine.

Et pour finir, moi aussi je vous conseille chaleureusement Putain de Série ! parce que c’est drôle… Voili voilou !

http://www.putaindeserie.com/

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